Rendez-vous pris pour ce second dép' de l'année chez les vert-mines. Cette fois-ci,
pas de J9 mais un bus.
Le temps de charger cette merde ambulante (sans chiottes, ses sièges pourris et sa clim' qui coule) de
tous nos packs de bière, bouteilles diverses et glacières qu'on prend la direction de Geoffroy-Guichard.
On est raisonnable: les premières Kro ne sont ouvertes qu'à 8h (pourtant on avait soif
avant ) en attendant l'apéro de 10h. Le temps de se faire une première halte pour vidanger les vessies
qu'on attaque la vodka et le sky histoire de sa chauffer un peu dans ce bus qui roupille. Le saucisson de
cheval ne permet cependant pas de tout "éponger" et très vite on a la tête un peu à l'envers.
Arrêt du midi: le temps de se goinffrer d'un casse-dale dégueu' au poulet grippé qu'on
retourne faire un foot sur le parking à côté du bus. Une table de jeunes Linsellois nous interpelle et ils
commencent à nous chauffer ('fin nan... si... vous m'avez compris ). Résultat, on leur propose un 9
contre 9 alors qu'on était... 3. Les lâches se replieront dans la station service . Le temps de prendre
une première photo souvenir et de refaire un vidage de vessie qu'on reprend la route.
Les stocks commencent franchement à diminuer, surtout celui de whiskey . Pas grave, y'a
du rhum et du porto pour les amateurs, amateurs qui finiront par arriver à un point de non retour. Jimi
passera les 2 dernières heures à étudier de très très près un sac poubelle (on aurait quand même pû lui
dire qu'il était vide le sac, au lieu de le laisser chercher un hypothétique bidule dedans).
De notre côté, direction le fond du bus pour charger. Résultat: un replis rapide, mise en échec de la 1ère
ligne... Le temps d'apprécier un petit film bien sympathoche qu'on approche du Foretz. Les premières
voitures chargés de verts tous pas beaux commencent à nous croiser, écharpes aux fenètres et doigts tendus.
On sort donc nos couleurs et on réplique en douceur.
L'escorte nous permettra d'arriver sans encombre au parking visiteurs. Le temps de se descendre une
dernière petite binouse qu'on rentre torse-poil et sous les sifflets dans le stadio.
Bâchage galère à cause du putain de plexi mais bâchage quand même. Petit clin d'oeil,
on se sort tout le matos Vlaanderen que les MF nous avaient "emprunté" en octobre. Le groupe est bien
compact, le rendu est sympa.
Agitation constante. Les chants partent bien mais ils sont inaudibles toute la 1ère
mi-temps. C'est pas grave, on tape nos délires.
Mi-temps passée dans les chiottes 5 étoiles qu'on rentre sous le chambrage d'un capo MF. Un bon "ferme ta
gueule, touche ta bite" viendra l'exciter encore plus avant que le second but vienne le calmer
définitivement, comme tous ses p'tits copains d'ailleurs qui se mettent illico en grève de chants... On
en profitera pour faire résonner le chaudron de chants lillois (une magnifique "niçoise" qui claque comme
jamais, un "aux armes" très sympa). On est comme des fous: on s'amuse à se jetter la tête la première sur
le plexi, on fait le tour du parcage avec des 2 mats (style pom-pom girl qui montre le round avec son
panneau à la boxe), petite chenille sous les yeux des locaux qui débloquent... 2-0 score final, on va
finir par se croire chez nous.
On repart dans le calme, on verra personne, déjà au fond de leur plumard quand on sort
du stade. Le temps de se reboire une ch'tite mousse qu'on sort faire un crâmage bien cool.Le temps de se
manger un film tout caca que le bus sombre. Juste les cris de Sark viendrons résonner dans la nuit.
Retour sur Rijsel vers 7h30.
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